Géomatique 101
La donnée matricielle
La donnée matricielle est souvent associée aux images (photographies numériques, etc.). Elle peut être visualisée avec des logiciels de visualisation d’image comme MS Paint, ACDSee et Photoshop, mais ceux-ci ne maintiennent pas les informations liées à la géoréférence (coordonnées géographiques). Voici des exemples de fichier en format matriciel : .pdf, .tif et .jpg. La donnée matricielle en format GeoTiff, quant à elle, nécessite l’utilisation de logiciels de système d’information géographique (SIG) pour maintenir l’information liée à la géoréférence.
Ces données sont dites matricielles car chaque pixel est exprimé par une valeur représentant un niveau de couleur ou un ton de gris. La donnée matricielle est donc représentée dans une matrice de valeurs. Voici un exemple de données matricielles :
| 12 | 23 | 211 |
| 213 | 76 | 10 |
| 144 | 250 | 123 |
Figure 1.
Tel qu’observé dans la figure 1, les valeurs des pixels sont représentées dans un système de 8 bits, donc une limite de 256 couleurs. Une valeur numérique (0-255) correspondant à une couleur donnée est associée à chaque case de la matrice. De plus, comme le démontre la figure 2, une image matricielle perd de sa qualité visuelle lorsqu’on agrandit l’image à l’écran. Ainsi plus l’image est agrandie, plus les pixels deviennent visibles.

Figure 2.
La donnée vectorielle
La donnée vectorielle est une représentation numérique composée d’objets géométriques (points, lignes et surfaces) ayant des attributs de forme, de couleur et de position. Pour visualiser ces données, des logiciels spécialisés de systèmes d’information géographique (SIG) comme Arc Map, MapInfo et AutoCad sont nécessaires. Voici des exemples de fichier en format vectoriel : ESRI/.shp, MapExport/.E00, MapInfo/MID-MIF/.tab, AutoCad/.dxf et Geography Markup Language/.gml.
Tel qu’observé dans la figure 3, à chaque agrandissement la donnée vectorielle est redessinée ce qui engendre du traitement machine. Un avantage du format vectoriel est sa capacité d’agrandissement sans perte de qualité. Il a également l’avantage d’afficher l’information par couches. Il peut être modifié, par exemple, ajouter un attribut ou modifier sa représentation graphique. Il permet aussi de faire des analyses spatiales très approfondies, par exemple, de mesurer la longueur d’un segment de route ou de connaître la superficie d’un lac.

Figure 3.
Autres renseignements
Sites informatifs sur les formats d’image :
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Image_matricielle;
- http://www.ccdmd.qc.ca/ri/numerixel/principes-base/principes-base_1_1_1.html;
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Image_vectorielle.
Voir la section FAQ du site Web GéoGratis pour obtenir la liste des questions les plus fréquemment posées. Vous y trouverez, entre autres, une liste de logiciels SIG libres « Open Source » qui permettent d’utiliser ces fichiers tout en maintenant les informations liées à la géoréférence.
Sur ce site Web, les produits issus des données topographiques numériques les plus populaires sont ceux à l’échelle de 1/50 000 :
- CanVec (données vectorielles en formats .shp ou .gml);
- Toporama (données matricielles en format GeoTiff);
- CanImage (images satellitaires en format GeoTiff).
Il y a aussi différents types de données à des échelles variant de 1/10 000 à plus de 1/10 000 000. Pour obtenir la liste de tous les produits disponibles sur le site Web GéoGratis, cliquez sur « Toutes les collections » dans le menu vertical à gauche.


